Aménager un jardin pour pollinisateurs dans une cour d’école, protéger un espace naturel; les initiatives visant à conserver la diversité de la nature se multiplient. 2010 était l’année mondiale de la biodiversité, et ce fut l’occasion pour la communauté internationnale de constater les défis majeurs auquels nous faison face en tant que société. C’est ainsi que l’ONU a déclaré la période 201
1-2020 comme étant la Décennie pour la biodiversité. Il s’agit de l’initiative la plus ambitieuse entreprise à ce jour à cet égard. Cette décennie a pour but de promouvoir et de sensibiliser les gens au Plan stratégique pour la diversité biologique, dont la mission est de « prendre des mesures efficaces et urgentes pour stopper la perte de la biodiversité, afin d’assurer que d’ici 2020, les écosystèmes soient résilients et continuent de fournir des services essentiels, garantissant ainsi la diversité de la vie sur la planète, et de contribuer au bien-être des humains, et à l’éradication de la pauvreté » (Plan stratégique de l’ONU pour la diversité biologique).
«Pour les 10 ans à venir, notre engagement à protéger plus de huit millions d’espèces et notre sagesse pour trouver un équilibre de vie seront mis à l´épreuve,» a indiqué de son côté le Secrétaire général adjoint des Nations Unies à la communication et à l’information, Kiyo Akasaka. « L’utilisation durable de la biodiversité n’est pas une approche écologique isolée, mais un pilier indispensable du développement durable pour les générations à venir,» a-t-il déclaré.
Penser globalement, agir localement
À la ville comme à la campagne, nous sommes tous en rapport avec la nature environnante et avons ainsi le pourvoir d’agir pour favoriser la biodiversité indigène dans nos milieux de vie. Voici des exemples d’actions simples en ce sens:
- Préserver un maximum d’espace naturel sur chaque propriété
- Conserver une bande de végétation riveraine près de l’eau
- Laisser des espaces de jardin non-entretenus (espaces sans tonte, laisser les feuilles mortes au sol, conserver les chicots d’arbres morts)
- Fournir un point d’eau (bassin, abreuvoir, jardin pluvial, etc.)
- Planter des végétaux indigènes à votre région, dont des espèces produisant des fleurs nectarifères, des fruits et des graines.
- Éviter l’usage de plantes exotiques envahissantes
- Aménager des corridors fauniques, à l’aide d’arbres, arbustes et plantes herbacées, sous forme de haies ou de bosquets. Pour un terrain en ville où l’espace est très limité, vous n’avez besoin que d’une bande de terre de 15 cm le long de la clôture. Plantez-y des vignes et des fleurs sauvages.
- Fournir des abris pour la faune (nichoirs, pile de bois, tas de roche)
- Limiter l’usage des pesticides
- Recycler les débris végétaux, soit en les laissant directement sur place ou en faisant un tas de compost (ça grouille de vie en-dessous!)
- Observer et apprendre le nom des plantes, insectes et animaux qui vous entourent
- Choisir des variétés de fruits et légumes locaux et/ou anciens
Vos interventions en faveur de la diversité biologique peuvent être reconnues sous la forme d’une certification offerte par les organismes suivants:
- Fédération canadienne de la Faune (programme de certification Habitat arrière-cour)
- L’organisme Monarch Watch. Vous pouvez y inscrire votre habitat pour papillons Monarques dans un répertoire Nord-Américain. Ce peut être tant pour votre arrière-cour comme pour une vaste étendue.
















