Cornus canadensis

Je le rencontre souvent lors de mes promenades dans la forêt coniférienne des Laurentides.  Il attire mon attention surtout quand il est en fleur ou en fruits, qui ressortent brillament sur son feuillage vert foncé.  Chaque fois je m’arrête un moment pour l’observer, ou y goûter.  Je l’aime bien le Quatre-temps; pas surprenant que j’en aie fait l’emblème de la Pépinière Rustique! 

Le Cornus canadensis, que l’on nomme aussi Quatre-temps, pain de perdrix ou graine de perdrix, est une plante indigène qui pousse dans les forêts mixtes ou conifériennes, principalement au Canada.  D’une rusticité à toute épreuve, on le retrouve jusqu’à la limite nordique de la forêt.  Son feuilllage vert foncé tourne au bourgogne à l’automne et persiste sur le plant jusqu’aux premières neiges.  Ses fleurs blanches apparaissent en juin et contrastent magnifiquement sur le feuillage.  Suivent des grappes de fruits rouges brillants persistant environ un mois, ou jusqu’à ce que les oiseaux les mangent.  Ils sont comestibles mais sans goût très particulier.  Les Gélinottes, Merles et Viréos en sont friands.

D’une hauteur de 10 à 15 cm, il se développe principalement grâce à ses rhizomes peu profonds.  Dans de bonnes conditions, il formera un tapis dense.  Et c’est sur ce point que j’insiste si vous voulez avoir du succès.  Il s’agit d’une plante acidophile et le pH du sol doit se trouver entre 4 et 6.  Le site dois être frais, toujours humide et à la fois bien drainé.  Dans la nature, il pousse sur les sols sablonneux, recouverts d’une couche d’humus et d’un paillis de feuilles et d’aiguilles.  Les racines peu profondes se développent justement dans cette couche d’humus.

Comme dans la plupart des cas vous aurez à préparer le site de plantation, voici quelques conseils:

  • Choisissez un site frais, avec une terre sablonneuse, légèrement humide, mais aussi bien drainée.  C’est avec 2-3 heures de soleil par jour qu’il donnera les meilleurs résultats, ou sous un soleil tamisé.  Il réussira aussi sous un ombrage plus sombre, mais le feuillage risque d’être moins dense.  On peut l’utiliser sous les conifères, en autant que le sol ne soit pas trop sec.
  • Au besoin, ajoutez une couche bonne terre à plantation contenant du compost (2-4 cm) pour récréer la couche d’humus en surface, et de la mousse de tourbe si besoin est d’acidifier.  Incorporer le tout avec les 5 premiers centimètres du sol.
  • Recouvrez le sol de 2-3 cm de paillis (bois raméal fragmenté ou paillis de cèdre commercial)

Au moment de la plantation, on peut ajouter un fertilisant naturel complet à faible dose, que l’on peut répéter chaque année jusqu’à établissement complet des plants.  La taille des plants à l’automne n’est pas nécessaire.  Dans de bonnes conditions, il produira un couvre-sol dense et attrayant.

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Le retour du papillon Monarque

Des millions, qu’ils sont chaque automne à retourner vers le sud.  Le papillon Monarque fascine tant par sa beauté que par son étonnant périple.  Difficile de croire que l’espèce est en danger.  Et pourtant, ses habitats naturels ne cessent de rétrécir.

Il migre vers le nord chaque été pour venir s’y reproduire sur les asclépiades, plantes sauvages constituant sa nourriture exclusive au stade larvaire.  L’hiver, il trouve refuge au Mexique et en Californie, dans des sites montagneux se comptant au nombre de quelques dizaines seulement. Cinq de ces habitats sont désormais protégés, mais ce n’est clairement pas suffisant.  Au nord comme au sud, les habitats reculent au profit de l’agriculture, des coupes forestières et du développement urbain.

Je n’en observe plus beaucoup dans mon environnement depuis quelques années, et d’autres observateurs me rapportent aussi en voir beaucoup moins.  En plus de la protection des aires d’hivernage,  les principaux facteur qui influencent l’état de la population sont:

  1. La température au printemps, qui ne doit être ni trop chaude ou trop froide.
  2. La disponibilité des asclépiades, sur lesquelles il se nourrit et se reproduit.  Au Canada et aux États-Unis, sur son aire de migration, on estime que ces plantes sont 30% moins nombreuses depuis une dizaine d’années.  En plus de l’étalement urbain, la cause majeure de cette réduction est due à l’accroissement des cultures OGM résistantes au glyphosate (mais, soya, etc). Cet herbicide appliqué sur les cultures détruit toute végétation, sauf la culture elle-même.

En tant que consommateur, nous avons le pouvoir de ne pas encourager cette pratique en choisissant chaque jour des aliments issus de l’agriculture biologique.

Nous pouvons aussi favoriser la présence et la reproduction des Monarques en leur fournissant ce dont ils ont principalement besoin: des plants d’asclépiade.  Au Québec on en retrouve deux espèces indigènes.

Asclepias syriaca

L’asclépiade commune est bien connue parce qu’elle est fréquente le long des routes.  Elle pousse dans les lieux très bien drainés et les sols plutôt pauvres.  Prévoir un espace où elle pourra se répandre, car elle se propage vigoureusement par ses racines.

 

Asclepias incarnata

L’asclépiade incarnate est une option pas du tout envahissante.  Il est beaucoup plus tentant d’utiliser cette espèce en raison de son caractère docile, mais ne jamais oublier que dans son milieu naturel, elle pousse dans les sols humides, voire marécageux, quand ce n’est pas franchement aquatique.  Au jardin elle réussira très bien dans un sol frais ou humide.  Pour les projets de renaturation, vaut mieux lui réserver les endroits correspondant à son habitat naturel, sinon c’est peine perdue.

Les deux espèces fleurissent au milieu de l’été pendant plusieurs semaines, leurs fleurs dégageant un parfum envoûtant.

 Cycle de vie

Les papillons femelles recherchent les asclépiades pour y pondre leurs oeufs, un seul sur chaque plant, qui vont éclore 3-4 jours plus tard.  La larve se nourrira exclusivement du feuillage de la plante pendant 10-14 jours.

 

Elle forme ensuite son cocon, duquel sortira le papillon adulte 10-14 jours plus tard.

Il vivra encore pendant 2-3 semaines,  se consacrant à la reproduction.  Pendant cette période, il se nourrira du nectar de différentes espèces de fleurs.  Un cycle de vie peut ainsi être accompli dans 30 jours.  C’est la dernière génération d’adultes à éclore à la fin de l’été qui prendra le chemin du sud.

   

Mâle                                                        Femelle

Vous aurez certainement compris que, les larves se nourissant du feuillage, il y aura des trous dans les feuilles, et parfois plus de feuilles du tout. Ceci est selon l’ordre de la Nature.  Les asclépiades reviendront l’année suivante.

Comment créer un lieu propice aux Monarques

  • Plantez des asclépiades
  • Plantez des plantes nectarifères, idéalement indigènes.  Notez celles qui poussent dans votre entourage.  Évitez les espèces horticoles à grosses fleurs; elles sont souvent pauvres en nectar.
  • Privilégiez les fleurs aux couleurs rouge, orange, jaune et pourpre.  Regroupez-les sous forme de massifs.
  • Évitez tout insecticide, mêmes ceux qui sont naturels.

Suggestions de plantes indigènes nectarifères

Achillea millefolium
Agastache foeniculum
Asclepias sp.
Aster sp.
Epilobium angustifolium
Eupatorium sp.
Heliopsis helianthoides
Lobelia cardinalis
Monarda fistulosa
Rudbeckia sp.
Solidago sp.
 
Voir informations sur www.pepiniererustique.com

Je vous invite à visiter le site de l’organisation Monarch Watch, vraiment riche sur le sujet.  Vous pouvez y inscirire votre habitat pour Monarque dans un répertoire Nord-Américain, et recevoir une certification par le fait même.  Ce peut être pour votre arrière-cour comme pour une vaste étendue.

 

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Des herbacées indigènes sur la rive

On connait déjà très bien les populaires Cornus, Myrica et Spirea, arbustes utilisés avec succès pour végétaliser les rives  J’attire maintenant votre attention sur des espèces herbacées indigènes ayant des qualités tout aussi appréciables pour ce genre de travail.  En milieu naturel, on les retrouve intercalées aux espèces ligneuses, souvent à la bordure de rives boisées, où on trouve plus de lumière.  Ou bien dans les lieux ouverts qui sont soummis aux innondations (plages, plaines innondables, marais, etc.).

Elles ont les caractéristiques suivantes:

  • Un enracinement très rapide, principalement en surface
  • Une forte densité de tiges et de feuilles permettant de ralentir, capter et filtrer les eaux de surfaces
  • Un habitat et une source de nourriture pour la faune
  • Des fleurs permettant de rehausser la qualité visuelle des ouvrages riverains

Ce dernier point est particulièrement appréciable en milieu résidentiel ou municipal.  Aussi, beaucoup d’herbacées riveraines fleurissent l’été et l’automne, moment où la plupart des arbustes indigènes ont terminé leurs floraison.

Je vous en présente ici six espèces dignes de mention.  Pour ceux qui en veulent plus, voir la liste au bas de la page.

Aster puniceus 
Aster ponceau
 
J’aime cette espèce pour sa floraison abondante en août et septembre.  C’est un moment que j’attends chaque année.  Je l’observe surtout le long des fossés et dans les endroits mal drainés.
 
 
 
 
 
Comarum palustre (Potentilla palustris)
Potentille des marais
 
Pour accompagner l’Iris versicolor, cette plante se plait dans les mêmes endroits, à la limite de l’eau, le sol détrempé ou innondé.  C’est un vrai charme que de voir son feuillage vert bleuté s’étaler au dessus de l’eau.  
 
Calamagrostis canadensis
Calamagrostide du Canada – Foin bleu
 
Dans les lieux ouvert et mal drainés elle s’étale, fixant le sol de ses racines drageonnantes, sans pour autant être envahissante.  Son feuillage bleuté est toujours attrayant et ses épis légers se balancent jusque tard l’automne. 
 
Eupatorium maculatum
Eupatoire maculé
 
Absolument robuste et spectaculaire.  On la voit ici poussant sur un barrage de castors, dans le Parc du Mt-Tremblant.
 
 
 
  
 
  
Physostegia virginiana
Physostégie de Virginie
 
Abondante dans sa croissance  comme dans sa floraison, en fin de saison.  Donnez lui de l’espace! 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
Thalictrum pubescens
Pigamon pubescent
 
Au début de l’été, fin juin et début juillet, cette espèce semble former des nuages de fleurs blanches.  Son feuillage vert bleuté et bien découpé est intéressant.  Où il y a de l’eau elle se plait, tant sous le soleil que l’ombre assez dense.  
 
 
 
 
 
 
 
Plantes à fleurs
Asclepias incarnata
Aster novae-angliae
Aster puniceus
Aster umbellatus
Chelone glabra
Comarum palustre
Eupatorium maculatum
Eupatorium perfoliatum
Heliopsis helianthoides
Iris versicolor
Mentha arvensis
Rudbeckia laciniata
Sanguisorba canadensis
Solidago canadensis
Thalictrum pubescens
Verbena hastata
 
Graminées
Calamagrostis canadensis
Deschampsia cespitosa
Glyceria sp.
Panicum virgatum
Scirpus sp.
Physostegia virginiana
 
Pour plus de détails, voyez www.pepiniererustique.com
 
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Certification LEED et plantes indigènes

J’accueille généralement les modes et les tendances avec une certaine réserve, le temps de voir si elles se conjugent avec le verbe être, paraître ou avoir.  Sur la vague LEED qui arrive dans le monde de la construction, il y a un réel avancement sur la façon d’être en lien avec notre environnement de façon plus consciente et respectueuse, à condition de s’en servir pour les bonnes raisons.

LEED est l’abréviation de «Leadership in Energy and Environmental Design».  Il s’agit d’une certification écologique pour les bâtiments: un système de 130 points regroupés sous sept grands thèmes.  Pour plus de détails sur le pointage, voir le site de référence Écohabitation.com.   Plusieurs de ces points sont accordés pour les choix faits dans l’aménagement du terrain. 

Au delà du domaine de la construction, ce système comporte aussi des notions et valeurs appréciables pour quiconque souhaite aménager son espace extérieur de façon durable et respectueuse des ressources naturelles.  De par leur nature robuste et adaptée, beaucoup de plantes indigènes sont tout indiquées dans cette vision.  Voici des exemples où elles peuvent vous être utiles pour gagner des points LEED… ou des points dans vos convictions personnelles.  (Voir l’image au bas de la page)

Réduire au minimum la surface perturbée (AES 1.2) en préservant les éléments naturels présents (végétation, sol, topographie, etc.).  Les sufaces perturbées peuvent aussi être restaurées avec des espèces indigènes locales.

Réduire les surfaces engazonnées (AES 2.3) et remplacer le gazon dans les pentes et à l’ombre (AES 2.2) en choisissant des espèces mieux adaptées à ces situations.

Choisir des végétaux résistants à la sécheresse (AES 2.4 et 2.5) et faire une gestion efficace de l’eau (GEE 2.3).  Le but visé est de réduire de moitié les besoins en arrosage, tout en sachant qu’il est possible de les éliminer complètement avec un bon choix de végétaux, une fois la plantation bien établie.  Utiliser un paillis organique et laisser les débris végétaux au sol sont partie intégrante de cette façon de faire.

Favoriser la perméabilité du sol (AES 4.1) afin que l’eau de pluie puisse s’y infiltrer directement sans être renvoyée à l’extérieur du site.  On dirige le ruisellement et les eaux de toiture (AES 4.3) vers un endroit plus bas sur le terrain (jardin pluvial, bassin d’infiltration, tranchée filtrante, etc.).  Il s’agit d’un moyen concret de réduire l’érosion, la pollution et les inondations associées au ruissellement.

Prendre des mesures permanentes contre l’érosion (AES 4.2) en s’assurant que les surfaces soient stabilisées, idéalement avec une végétation dense, un paillis organique, sinon avec des matériaux inertes.

L’image ci-dessous illustre bien ces notions

Tiré du guide « Aménagement paysager chez soi » de la SCHL

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Plantes indigènes au Costa Rica

Je me pointe le nez dehors, le temps est parfait pour une petite virée sur mes skis de fond.  C’est la saison du repos pour l’horticulteur.  L’hiver dernier, j’en ai même profité pour faire un séjour bienfaiteur sous les tropiques, au Costa Rica, en compagnie de mon amoureuse.  La forêt tropicale aux arbres de dimensions surréelles, les orchidées enracinées sur les troncs, les fougères arborescentes et les singes dans les branches; il n’en fallait pas plus pour me dépayser.  Et cette riche flore indigène, la retrouve-t’on en pépinière comme chez nous?

Un tour rapide sur internet avant le départ, pour me rendre compte que la production et l’utilisation de la flore indigène au Costa Rica en est à ses premiers pas.  Quelques adresses en poche, nous partons à la découverte.

Restaurer la forêt tropicale

A Tilaràn, petit village haut perché dans les montagnes, nous faisons la rencontre de Roberta et Daniel.  Jadis éleveurs de bétail, ils ont abandonné ce métier après voir pris conscience de l’impact écologique de cette activité.  La déforestation et l’entretien des pâturages, à renforts d’herbicides, sont légion dans ce pays, et particulièrement remarquable sur les flancs escarpés des hautes montagnes.  Ils ont donc laissé la végétation indigène reprendre sa place sur leurs terres, dans le but d’en faire une réserve forestière protégée.  De leur          initiative est né un organisme, La Reserva, qui a pour mission de restaurer la forêt tropicale sur des terres inutilisées et de créer des corridors fauniques parmis les terres cultivées.  Une petite pépinière sur leur propriété fournit le matériel de plantation.  Pour les projets importants, on crée des pépinières sur le lieu même de la plantation, entretenues par des travailleurs locaux visiblement fiers d’y participer.  Bon an mal an, c’est environ 10 000 arbres qui s’en vont en terre et des dizaines d’hectares qui sont restaurés, et ce sont souvent des entreprises nord-américaines qui financent ces projets pour diminuer leur empreinte de carbone (ou soulager la conscience collective).  L’an passé, c’est l’équipe du réalisateur canadien James Cameron (Avatar) qui a participé avec eux à la plantation d’arbres dans le cadre du projet Hometree.  Voyez aussi le projet Maleku, qui vise à rendre à ce peuple indigène une partie de leur terres ancestrales.

Le potentiel horticole

On s’en doute, avec une flore d’une telle diversité, il y a tout un potentiel pour l’horticulture.  Les espèces indigènes y trouvent pourtant rarement leur place dans les jardins.  On y voit plutôt,  la très populaire et exotique hydrangée à fleurs bleues, tellement abondante et peu appropriée dans ce décor; on s’en lasse rapidement.  Vivement une escapade en forêt!

C’est dans le but de promouvoir l’usage de la flore indigène que l’organisme ProNativas à été fondé.  Après avoir répertorié les espèces à fort potentiel, on les à testées en pépinière et dans des jardins expérimentaux.  Des lieux publics et privés sont ensuite aménagés pour la démonstration.  Quelques pépinières et jardineries acceptent d’en tester la mise en marché.  Côté tourisme, on incite les complexes hôteliers à les introduire dans leurs aménagements floraux, dans le cadre de la certification écologique Blue Flag.  Bref, on est sur la bonne voie, mais il y a encore du pain sur la planche.  Et combien de potentiel! 

Bien que le Costa Rica ait un taux impressionnant de 25% de son territoire protégé,  l’enjeu majeur reste encore de préserver cette biodiversité hors du commun, et surtout en dehors des réserves naturelles.

J’ai observé dans ce pays une flore extraordinairement riche, et j’ai aussi réalisé que notre flore sauvage au Québec, bien que très différente, est tout aussi spectaculaire du fait qu’elle fleurit intensément sur une courte période de l’année.

Viva las plantas indigenas!

Si vous avez des expériences particulières avec les plantes indigènes, à l’autre bout du monde ou dans votre cour, je vous invite à nous les partager en laissant un commentaire ci-dessous ou en m’écrivant à: benoit@pepiniererustique.com

Suggestion de vidéo

Le point de vue de l’organisme ProNativas et leurs actions pour l’utilisation de la flore indigène au Costa Rica.  Observer ce qui se passe dans la nature et l’appliquer dans notre propre entourage.  Une philosophie que je partage à travers mon travail avec les plantes indigènes dans notre pays.

Crédit photo pour singe et Heliconia: La Reserva

 

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Inspirés par les plantes indigènes

Bienvenue sur le blogue de la Pépinière Rustique!

Pour vous retrouver ici, j’imagine que vous devez être inspirés par les plantes indigènes, ou du moins, curieux à ce sujet.  Par les billets de notre blogue, nous souhaitons justement vous inspirer, vous informer et susciter la réflexion. 

Inspirés par les plantes indigènes, notre équipe l’est, je le suis.  D’aussi loin que je me souvienne, à arpenter les champs, forêts et marais, à les découvrir et les admirer.  J’eu non seulement la chance d’avoir la nature sauvage comme terrain de jeu, j’y fus aussi guidé par de nombreux mentors me l’ayant fait découvrir.  J’ai évidement touché au monde de l’horticulture ornementale, avec ses goûts et ses modes, pour ensuite revenir à la source.  Ce fut donc une idée évidente pour moi, de lancer une pépinière de plantes indigènes il y a 15 ans.  Un domaine à ses premiers balbutiments au Québec à l’époque, avec seulement quelques pionniers y oeuvrant déjà.

Autenticité, simplicité, force et beauté, sont des valeurs que je retrouve dans la flore sauvage.  Je m’en imprègne dans la nature qui m’entoure, je le met en action dans la façon d’aménager mon environnement, dans ma relation avec les gens qui m’entourent et mon travail à vous fournir ces joyaux de la nature.

 

 

 

 

Eupatorium maculatum sur un barrage de castors, Parc du Mt-Tremblant

Quelques une de mes inspirations

Les tapis de fleurs de Cornus canadensis, Tiarella cordifolia et Linnea borealis dans la forêt coniférienne…… les masses colorées d’Aster, Eupatorium et Thalictrum dans les fossés…….. les papillons toujours fidèles dans les Aster et Asclepias…… le velouté des feuilles d’Asarum…… les effluves du foin d’odeur à la tombée du jour……     

À force d’observer la nature sauvage, je comprends que tout est là, à sa place, de façon parfaite et complète.  Il ne me reste qu’à en tirer de leçons.

Observez la fleur sauvage, libre et spontanée!

Benoit Bertrand         

  

« The Goldenrods are coming up
Late in the year, in all neglected places;
Our neglect is care for them »
-Milton Acorn, poète canadien (1923-1986)

 

 

Solidago nemoralis sur une plage de sable, Parc du Mt-Tremblant



Suggestion de vidéo

Quelques raisons d’espérer

Documentaire qui trace un portrait de Pierre Dansereau, professeur québécois, humaniste et écologiste reconnu mondialement pour ses recherches sur les écosystèmes. Le film nous entraîne de la terre de Baffin à la mégapole new-yorkaise, en passant par la Gaspésie et le Brésil.  Alors que la grande majorité des films sur l’environnement opte pour un point de vue alarmiste, voire catastrophiste, celui-ci esquisse le portrait et retrace le parcours d’un éternel optimiste, d’un homme de cœur et de convictions, qui nous donne la force de croire que nous avons encore quelques raisons d’espérer un monde meilleur.  84 min.

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