Pierre Dansereau: l’homme dans la nature

Reconnu mondialement pour son oeuvre scientifique,  il est considéré comme un des fondateurs de l’écologie contemporaine. Le Biographical Center de Cambridge le classe parmi les 2000 scientifiques qui ont eu le plus d’influence au XXe siècle.  Son récent décès, à l’aube de ses cent ans, m’a inspiré d’explorer la philosophie qui l’animait.

Comment faisait-il pour rester positif et serein face aux défis écologiques que notre société connaît?  Mon ami Gilles Saulnier a été son élève dans le cadre d’études universitaires et résume ainsi:  « Il concentrait toujours son esprit sur les solutions.  C’était pour lui un piège que de s’attaquer aux problèmes et d’entrer dans les débats.  Il cherchait à voir le sujet globalement.  Il proposait d’aller plus loin que ce qui est mesurable scientifiquement  en y intégrant des notions telles que la justice sociale, l’équité et les arts.  Une vision de l’homme dans la nature, inspirée par les systèmes de la nature.»

Dans son livre "La terre des hommes et le paysage intérieur", Dansereau propose les notions de paysage extérieur (la terre des hommes) et de paysage intérieur (l’univers intérieur des hommes).  Pour lui, l’environnement est d’abord en nous: le paysage commence par la perception que nous en avons.

Autant la technologie nous a donné les moyens d’altérer et de polluer notre environnement, autant il croyait qu’elle allait nous donner les solutions pour trouver une façon de vivre plus harmonieusement dans la nature.

Dans un entretien avec Louis-Gilles Francoeur pour le journal Le Devoir, Pierre Dansereau expliquait cette surprenante résilience à sa philosophie «d’austérité joyeuse», l’antidote de la surconsommation, à l’origine de la destruction de l’environnement et des grandes iniquités du dernier siècle, répétait-il souvent.  «Je veux être de cette confrérie d’hommes de science qui croient que nous avons ce qu’il faut pour être heureux. D’abord, ce qu’il faut pour être juste. Et que nous nous servirons positivement de tous les instruments que nous avons créés au cours de ce millénaire pour établir une solidarité biologique, une solidarité qui commence avec les plantes et les animaux et qui s’étend à l’humain. Ou qui part des humains pour redescendre vers les animaux et les plantes.»

Je vous invite à visionner le documentaire Quelques raisons d’espérer, qui trace un portrait de ce professeur québécois, humaniste et écologiste. Le film nous entraîne de la terre de Baffin à la mégapole new-yorkaise, en passant par la Gaspésie et le Brésil.  Alors que la grande majorité des films sur l’environnement opte pour un point de vue alarmiste, voire catastrophiste, celui-ci esquisse le portrait et retrace le parcours de cet éternel optimiste, un homme de cœur et de convictions, qui nous donne la force de croire que nous avons encore quelques raisons d’espérer un monde meilleur.  84 min.

Également, une exposition virtuelle préparée par le service des archives de l’UQAM relatant les différentes étapes de son parcours.  http://www.archives-expopd.uqam.ca/

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