Certification LEED et plantes indigènes

J’accueille généralement les modes et les tendances avec une certaine réserve, le temps de voir si elles se conjugent avec le verbe être, paraître ou avoir.  Sur la vague LEED qui arrive dans le monde de la construction, il y a un réel avancement sur la façon d’être en lien avec notre environnement de façon plus consciente et respectueuse, à condition de s’en servir pour les bonnes raisons.

LEED est l’abréviation de «Leadership in Energy and Environmental Design».  Il s’agit d’une certification écologique pour les bâtiments: un système de 130 points regroupés sous sept grands thèmes.  Pour plus de détails sur le pointage, voir le site de référence Écohabitation.com.   Plusieurs de ces points sont accordés pour les choix faits dans l’aménagement du terrain. 

Au delà du domaine de la construction, ce système comporte aussi des notions et valeurs appréciables pour quiconque souhaite aménager son espace extérieur de façon durable et respectueuse des ressources naturelles.  De par leur nature robuste et adaptée, beaucoup de plantes indigènes sont tout indiquées dans cette vision.  Voici des exemples où elles peuvent vous être utiles pour gagner des points LEED… ou des points dans vos convictions personnelles.  (Voir l’image au bas de la page)

Réduire au minimum la surface perturbée (AES 1.2) en préservant les éléments naturels présents (végétation, sol, topographie, etc.).  Les sufaces perturbées peuvent aussi être restaurées avec des espèces indigènes locales.

Réduire les surfaces engazonnées (AES 2.3) et remplacer le gazon dans les pentes et à l’ombre (AES 2.2) en choisissant des espèces mieux adaptées à ces situations.

Choisir des végétaux résistants à la sécheresse (AES 2.4 et 2.5) et faire une gestion efficace de l’eau (GEE 2.3).  Le but visé est de réduire de moitié les besoins en arrosage, tout en sachant qu’il est possible de les éliminer complètement avec un bon choix de végétaux, une fois la plantation bien établie.  Utiliser un paillis organique et laisser les débris végétaux au sol sont partie intégrante de cette façon de faire.

Favoriser la perméabilité du sol (AES 4.1) afin que l’eau de pluie puisse s’y infiltrer directement sans être renvoyée à l’extérieur du site.  On dirige le ruisellement et les eaux de toiture (AES 4.3) vers un endroit plus bas sur le terrain (jardin pluvial, bassin d’infiltration, tranchée filtrante, etc.).  Il s’agit d’un moyen concret de réduire l’érosion, la pollution et les inondations associées au ruissellement.

Prendre des mesures permanentes contre l’érosion (AES 4.2) en s’assurant que les surfaces soient stabilisées, idéalement avec une végétation dense, un paillis organique, sinon avec des matériaux inertes.

L’image ci-dessous illustre bien ces notions

Tiré du guide "Aménagement paysager chez soi" de la SCHL

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Une réponse à Certification LEED et plantes indigènes

  1. Alex Leclerq dit :

    C’est génial comment vous utilisez de recyclage materiaux de construction pour décorer votre jardin. j’en suis très fan

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